
Septembre n’a pas dit son dernier mot. À Lyon, les troisièmes week-ends du mois ressemblent à des terrains de jeu : cocktails qui se réinventent, clubs qui explosent, places qui se parent de paillettes, berges qui résonnent de reggae et même la Saône qui se transforme en piste de course pour kayaks. Trois jours, une ville, une infinité de façons de la traverser. Nous avons enfilé nos baskets, ouvert grand nos oreilles et nos carnets pour vous concocter un guide vivant, détaillé et incarné : voici ce qu’il ne faut pas manquer à Lyon du vendredi 19 au dimanche 21 septembre 2025.
Vendredi 19 septembre : cocktails, clubs et paillettes
Lyon Cocktail Tour 2025 : l’art liquide à travers la ville
C’est devenu un rendez-vous incontournable : le Lyon Cocktail Tour déroule sa cinquième édition et propose un parcours ivre de créativité. Pendant quatre jours, six bars emblématiques ouvrent leurs shakers et proposent des cartes éphémères à prix doux pour les détenteurs du Pass Cocktail Tour 2025.
Les adresses, on les connaît : Sauvage, La Baignoire, Cigale, Soda Bar, L’Antiquaire et Pineapple Room. Chacun incarne un fragment de l’histoire lyonnaise du cocktail : le chic feutré, l’esprit speakeasy, le bar de copains, la créativité décomplexée. Derrière les comptoirs, on retrouvera de grands noms, mais surtout des produits venus de loin : whisky japonais Toki, gin Roku, vodka polonaise Stoly, rhum Mount Gay des Barbades, sans oublier les propositions plus légères ou sans alcool (bitter BTTR, sodas Franklin).
Pourquoi c’est plus qu’un tour de bars ? Parce que c’est une initiation culturelle. Chaque cocktail devient une petite pièce de théâtre liquide : on y goûte une histoire, une tradition, une manière de travailler. Et le public, lui, se déplace de quartier en quartier, redécouvrant des lieux connus avec un autre regard. C’est une cartographie sensorielle de Lyon.
Le Sucre x Positive Education : la techno s’entrelace à Saint-Étienne
Sur le toit de Confluence, le Sucre s’associe au Positive Education Festival. Les Stéphanois débarquent avec leur bagage d’underground assumé et une vision toujours exigeante.
Au programme :
- atrice (live) : techno brute, structures cassées, set immersif.
- Formant Value (live) : ambient glitchée, basses profondes.
- Toé : monde psychédélique, textures sonores atypiques.
Le tout sur un rooftop qui sait jouer avec la lumière de la darse et les vibrations d’une foule déjà convertie. Tarif : 10 € avant minuit, 14 € après.
Ce partenariat est aussi un signe : Lyon et Saint-Étienne continuent de dialoguer par la musique. C’est une frontière floue entre deux scènes, une amitié qui se danse.
Livestation DIY : soirée disco avec Gare du Nord
On aime le Livestation parce que c’est un lieu qui ne se prend jamais trop au sérieux et qui accueille toujours les formats inattendus. Ce vendredi, place au collectif Gare du Nord, pour une soirée disco assumée.
Dès 18h30, atelier “Mano Disco” : on customise sa boule à facettes, comme un rituel avant la fête. Puis à 20h30, les platines s’allument pour un DJ set groovy et pailleté. C’est gratuit, c’est chaleureux, et ça fonctionne pour tous les publics : les habitués de la Guill’, les curieux, les fêtards de passage.
Encore @ Le Petit Salon : la rentrée sous haute tension
Encore revient au Petit Salon avec Mischluft (crew Hotmeal) et deux Australiens : Ollie Lishman et Stüm, qui signe sa première date lyonnaise.
La promesse ? Un voyage entre Trance, Hard Groove et Hard House.
C’est une soirée qui s’adresse aux irréductibles du dancefloor : ceux qui veulent envoyer fort et longtemps. Les portes s’ouvrent à 23h30 : autant dire que la nuit s’annonce compacte, dense, mais exaltante.
Ninkasi Cordeliers : Club Bingo et Planète Boum Boum
La Biennale de la Danse trouve son reflet nocturne avec Club Bingo. À Cordeliers, la soirée s’enflamme avec Planète Boum Boum : un collectif techno-activiste qui marie beats électro, ambiance de manif et textes engagés.
Là où d’autres clubs affichent des paillettes, ici c’est la politique qui entre en scène. On danse, oui, mais on danse avec un message. Entrée gratuite, comme pour dire : la fête appartient à toutes et à tous.
La Fabuleuse Cantine : un concert sensible suivi d’un DJ set
Dans son spot du 7ᵉ, La Fabuleuse Cantine mêle encore une fois cuisine locale, écologie, et soirées musicales.
- 20h : Jade Pappagallo — autrice, compositrice, interprète et showgirl, elle chante la liberté d’être.
- 22h : DJ Time Loop Control — voyage électro rétro avec synthés 80’s, dark disco et clins d’œil à la science-fiction.
Le lieu est parfait pour celles et ceux qui veulent une soirée plus douce, où l’on alterne planches gourmandes, verres de vin bio et moments scéniques.
The Ink Factory @ Halle Tony Garnier
C’est la 6ᵉ édition de la grande convention internationale de tatouage. 350 artistes du monde entier, concours, expositions, concerts, stands créateurs. Cette année, une nouveauté : la scène House of Ink, qui donne une place centrale à la musique électronique.
Horaires vendredi : 13h–23h. C’est l’occasion parfaite pour un afterwork qui sort des sentiers battus : entre une démo tattoo et un live électro, la soirée prend des couleurs inattendues.
Karaoké géant @ La Commune
Pas besoin de chanter juste : le Maxi Karaoké est un exutoire collectif. Animé par Alex (Des Gens Cool), c’est l’endroit où les voix se mélangent, où les erreurs deviennent drôles et où les refrains fédèrent.
Le tout entouré des échoppes food de La Commune. Gratuit, 3 rue Pré Gaudry.
Péniche Loupika : Open Bass #48
La rentrée des Open Bass : Roksonix en tête d’affiche, épaulé par Chälem, Bassmajesty, MBStyle et NVX.
Prix libre avant 23h, 7 € après. Les murs de la péniche tremblent, la basse fait vibrer l’eau de la Saône. Le staff rappelle son engagement : safe place, tolérance zéro pour les comportements toxiques.
Tribute Rock @ Rock N Eat
Hommage à deux monuments : Rage Against The Machine (Wake Up) et Nirvana (Spirit Bloom). Entrée libre, prix au chapeau.
Style : brut, efficace, fidèle à l’esprit du rock. Le tout dans une salle qui reste un refuge pour les amateurs de décibels sans chichis.
Groom : Disco Sour
Avec Mirlaqi et Psycho Weazel, le Groom déroule une soirée où la disco se croise avec l’afrobeat, la house et un soupçon de reggae.
C’est l’un de ces spots où l’on vient pour la qualité sonore, mais où l’on reste pour la chaleur humaine. 9 €, dès 23h30.
MacBar : Queer Paradise
Un espace imaginé par Jenia Gatash, qui mêle projection vidéo (17h30), DJ sets (Issabella, Jenia Gatash) et performances ballroom. Ici, la soirée est autant pédagogique qu’artistique. Participation : 7 €.
Samedi 20 septembre : patrimoine, open airs et nuits flamboyantes
Balade urbaine : redécouvrir Moncey à hauteur d’yeux
Les Journées Européennes du Patrimoine ouvrent aussi sur le contemporain. À Moncey, dans le 3ᵉ arrondissement, l’association Place du Pont propose une balade guidée par Marie-France Antona.
Deux heures pour lever les yeux, observer l’architecture de rues où l’on passe chaque jour sans vraiment les regarder. Les façades, les corniches, les places, les traces d’une urbanité à la fois populaire et bourgeoise.
Gratuit, départ 9h30 Place Ballanche.
C’est un rendez-vous discret, mais précieux : il rappelle que Lyon se lit aussi dans ses murs.
La Commune se transforme en La Havane
L’événement Isla de Cuba transforme le 7ᵉ en carte postale. Dès 14h, on s’initie à la salsa cubaine avec Gaëlle et Josué Molina, puis place aux chants afro-cubains avec Raphaèle Frey Maibach.
À 16h, atelier cocktails cubains (mojito, daiquiri, etc.), puis à partir de 16h jusqu’à minuit, des DJ sets signés Fusriosa et Erica O Futuro. Le clou de la soirée : le concert de Sello de Cubanía à 20h, sept musiciens qui transforment Jean-Macé en Malecón.
Pourquoi y aller ? Parce qu’on peut littéralement passer une journée entière là-bas, entre ateliers, danse, musique et food. La Commune réussit son pari : être un lieu de fête accessible et familial à la fois.
HEAT : Atelier 1664, food, DJ et broderie
Le food court HEAT reprend son rôle d’espace hybride avec l’Atelier 1664.
Au menu du samedi :
- Atelier broderie Stuff Custom (12h–19h).
- Atelier céramique Manitas.
- Atelier fromage & bière (15h–16h et 16h30–17h30).
Côté musique : Master C-Fu, Supermarché GOGO (live), Camion Bazar (19h–22h), puis Pedro Bertho b2b P errine (22h–00h30).
Et bien sûr, les stands food de HEAT.
Pourquoi ça marche ? Parce que c’est une ambiance décontractée, où l’on peut venir en famille, rester en groupe d’amis, ou même débarquer seul·e et repartir avec des rencontres. Le dimanche reprendra la fête, avec une masterclass bière et d’autres sets (Linda H, Sayan, Pechko).
Le Trokson : retour du bruit
Dans la cave mythique des Pentes, on retrouve La Hess (hardcore lyonnais) et Binaire (indus punk noise).
C’est gratuit (consommation obligatoire), c’est rugueux, mais c’est aussi l’âme du lieu : une scène DIY où les amplis saturent et où les corps se frôlent sans chichis.
Station Mue : Nouvelle Vague
155 cours Charlemagne. Entrée libre, prix libre pour soutenir.
Le Comité des Fêtes lance l’après-midi avec des animations pour enfants, puis des DJs locaux prennent le relais. Musique groovy, colorée, chaloupée.
La Station Mue, avec son architecture atypique, devient un espace multi-générationnel. Les enfants jouent, les parents trinquent, les jeunes adultes dansent. C’est une version douce du clubbing en plein air.
Rub a Dub Party : le reggae au bord du Rhône
À partir de 17h, les Berges du Rhône résonnent du son de Soul Stereo Sound System, accompagnés de Taiwan MC, Fatta et Daddie Rudy. Du ska au digital, en passant par le roots et le dancehall.
Gratuit, jusqu’à 22h.
C’est un open air populaire, accueillant, qui ramène les vibrations jamaïcaines dans la ville.
La grande vente de tissus @ Atelier des Nouveaux Designs
49 rue Smith, Lyon 2 — 10h30 à 16h30.
Tous les rouleaux sortent pour une vente au mètre dès 1 €. Une aubaine pour couturières, bricoleurs, créateurs indépendants. Ici, on chine, on discute, on imagine des projets.
Café Paradize : dîner-concert oriental Chaabi
19 rue Renan, Lyon 7. Entrée : 9 €. Réservation obligatoire.
Un trio — Martial Prado (piano), Nacer Hamzaoui (mandole), Mohamed M’Sahel (percussions) — pour une soirée intimiste, où le chaabi rencontre le jazz et la poésie. Un repas, un concert, une atmosphère conviviale.
Trattino : fripes, plantes et fleurs
58 rue Clément Marot, Lyon 7. Entrée libre.
Fripes vintage, plantes à prix doux, bijoux faits main, illustrations colorées. Ajoutez un bar, une petite restauration et une atmosphère conviviale. C’est un marché qui ressemble plus à une rencontre qu’à un commerce.
Zoo Corp lance “Vitesse” @ Le Petit Salon
Nouveau concept signé Zoo Corp : Vitesse, une soirée qui fusionne nostalgie et modernité.
Line-up : DJ Football (techno, trance 90s, hardgroove, synthwave), SPEED89, Muff-Øut.
3 rue Cronstadt, Lyon 7. Club 18+, ID obligatoire.
La promesse : “l’énergie brute d’un stade dans l’intimité d’un club”.
Vide-dressing Mid & Plus Size @ Pastel
123 rue Sébastien Gryphe, Lyon 7.
Un vide-dressing inclusif, avec vêtements du 40 au 62, stands de bijoux, tattoos, food et plantes. Ici, la mode seconde main devient accessible à toutes les morphologies.
Garçon Sauvage : Drag Attack! @ Le Sucre
C’est l’un des rendez-vous phares : Garçon Sauvage, en partenariat avec la Biennale de la Danse, lance sa Drag Attack!.
Special guest : LSDXOXO, producteur et DJ queer avant-gardiste qui a collaboré avec Lady Gaga et Beyoncé.
Le Sucre se transforme en un ring flamboyant : drag queens, club kids, créatures hybrides, musique qui casse les codes.
23h–5h, 50 quai Rambaud.
Ninkasi Cordeliers : Club Bingo x Sheesh!
Gratuit. DJ Andria & Llanamour pour une soirée hip-hop, afro et r’n’b jusqu’à 4h.
C’est l’un de ces dancefloors populaires et inclusifs, où l’on peut débarquer sans préparation et repartir en sueur, sourire aux lèvres.
La Marquise : Jolene invite Delagroove
La péniche de la Guillotière accueille Dielli et Larry G (Delagroove), avec Danny & Mike Parton (Jolene Records).
8–12 €. 20 quai Victor Augagneur.
Ici, la house retrouve ses racines conviviales et généreuses.
Péniche Loupika : Future is Offline
Carte blanche à Future is Offline, avec une série de DJs (R99, Protokol 303, Joye Boy, Tsune…).
21h–4h, prix libre avant 22h, 7 € après.
La Loupika garde sa recette : proximité, intensité, esprit collectif.
Groom : All Night Long w/ Dusty Nation
Sophia Ben et The Laughing Ben en résidents, pour une nuit groovy.
6 rue Roger Violi, Lyon 1. 23h, 9–11 €.
Ce n’est pas qu’une soirée, c’est une déclaration d’amour à la scène locale.
Livestation DIY : Poulet Fripes
14 rue Bonald, Guillotière. Gratuit.
Concept hybride et drôle : un poulet rôti + une friperie signée Yufrip. On mange, on chine, on boit, on rigole. C’est simple et ça marche.
Dimanche 21 septembre : kids, kayak et fins en beauté
Gones Crazy Cuba @ La Commune
Dimanche rime avec enfants à La Commune. En partenariat avec Club Confettis, le lieu décline son Isla de Cuba en version kids (4–12 ans). Ateliers, animations, ambiance tropicale adaptée. Pendant ce temps, les parents mangent un bout, boivent un verre.
Gratuit.
Lyon Kayak & SUP
La Saône se transforme en parcours : des centaines de participants pagayent à travers l’agglo. Cette année, la course Eliteaccueille le championnat régional de Surf SUP Auvergne Rhône-Alpes. Et pour la première fois, une catégorie prône (si assez d’inscrits).
C’est plus qu’une course : c’est une façon unique de voir la ville depuis l’eau.
The Ink Factory & House of Ink (suite)
Dernier jour de la convention : encore tattoos, encore concerts, encore DJs sur la scène House of Ink.
11h–20h, Halle Tony Garnier.
HEAT : Atelier 1664 (suite)
Le dimanche se veut plus doux : ateliers céramique, masterclass bière, sets DJ (Linda H, Sayan, Je T’aime Rache L, Pechko).
11h–19h.
Une ambiance parfaite pour clôturer le week-end en douceur.
Braderies et fripes
- Pastel continue son vide-dressing Mid & Plus Size.
- Trattino prolonge son marché fripes/plantes/fleurs.
- La Croix-Rousse accueille encore sa grande braderie : commerçants, créateurs, ateliers DIY et batucada en déambulation.
Conclusion : Lyon, la ville qui ne se couche pas
Trois jours, une ville, des dizaines d’ambiances.
Le vendredi a mis le ton : cocktails, clubs, karaokés, basses et rock. Le samedi a ouvert la porte à la diversité : patrimoine et salsa, broderie et techno, rub a dub et drag shows. Le dimanche a rappelé que Lyon sait aussi se vivre en famille ou au fil de l’eau.
Ce week-end-là, on peut :
- Danser sur un rooftop avec LSDXOXO.
- Pagayer sur la Saône.
- Chiner une veste vintage à Trattino.
- Hurler sur un refrain de Nirvana.
- Apprendre à broder un tee-shirt chez HEAT.
- Découvrir un tattoo en direct à la Halle Tony Garnier.
La rentrée lyonnaise n’est pas un retour à la routine : c’est un festival permanent, une suite de possibles. Et comme toujours, la meilleure soirée sera celle que vous ne vous attendiez pas à vivre.
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