
Le 14 juin 2025, Lyon va une fois de plus se draper de ses plus belles couleurs arc-en-ciel. Plus qu’une simple parade, la Marche des Fiertés est devenue un moment fondateur pour la communauté LGBTQIA+ locale et pour tous les alliés qui souhaitent faire bloc face aux discriminations, célébrer la diversité et défendre des droits encore fragiles. Portée par le Collectif Fiertés en Lutte, cette 29e édition s’annonce comme l’une des plus intenses et engagées. Et ce n’est pas qu’un grand défilé dans les rues : tout le week-end, Lyon vibrera au rythme des drapeaux queer, des chars militants, des soirées enflammées et des espaces de bien-être communautaires comme le Double Side, qui propose un pass week-end spécial à 30 €.
Une marche politique, poétique et populaire
Le départ est donné à midi depuis la Manufacture des Tabacs. Et très vite, les rues lyonnaises se transforment en un immense espace de revendication joyeuse. On y croise des jeunes militant·es, des assos engagées, des personnes trans, queer, racisées, des familles arc-en-ciel, des drag-queens perchées, des slogans plein les pancartes, et une énergie rare qui défie le ciel de juin. Le cortège avance, dans une ambiance électro-pop survoltée, jusqu’au Parc de la Tête d’Or, point d’arrivée et de repos symbolique. Mais tout au long du chemin — boulevard des Tchécoslovaques, quai Claude Bernard, rue Garibaldi —, on danse, on s’embrasse, on milite, on célèbre.
Cette année, la Pride lyonnaise s’inscrit dans un contexte national tendu : recul des droits, débats crispés sur la PMA, agressions toujours trop fréquentes… Ce samedi, les rues deviennent le théâtre d’une riposte douce mais ferme. Et à Lyon, plus que jamais, le politique se conjugue au festif. La Pride 2025 se veut inclusive, intergénérationnelle, intersectionnelle. C’est une marche où l’on n’oublie pas que certains corps sont encore invisibilisés, stigmatisés, attaqués.
De la rue à la fête : Lyon célèbre la vie queer
À peine le cortège terminé, l’après-midi se prolonge avec une série d’événements pensés comme des respirations festives et des bulles de liberté. C’est là que commence la deuxième partie du week-end : la fête. Et Lyon ne manque pas d’endroits pour ça.
Le White Frog, situé rue des Quatre Chapeaux, accueille à partir de 16 h la fameuse Rue de l’Amour et des Fiertés. Organisé par le collectif Body Design, l’événement est un savoureux mélange de fête de rue et de moment militant. DJ sets, shows drag à ciel ouvert, stands de prévention, apéros bien dosés et public déchaîné font vibrer la rue jusqu’à 23 h. C’est le genre de moment où tu danses au soleil avec une bière dans une main, une pancarte dans l’autre, et un énorme sourire sur le visage.
Quelques rues plus loin, c’est le XS Bar qui transforme littéralement la Presqu’île en dancefloor arc-en-ciel. Pour la Pride, ils sortent les grands moyens : une rue entièrement privatisée, sono puissante, DJs maison, cocktails survoltés et foule électrique. L’ambiance est plus club, plus dense, mais tout aussi décomplexée. Ça drague, ça danse, ça rit, ça s’embrasse sur les trottoirs. Si tu veux continuer la fête en beauté, c’est l’un des hot spots de ce week-end.
Et bien sûr, il y a aussi le Chapelle Café, institution queer et inclusive du centre-ville. Avec ses soirées thématiques et sa clientèle jeune, le lieu est parfait pour chiller ou s’échauffer avant de retourner danser. En ce week-end de Pride, la Chapelle s’illumine de tous ses néons et propose une programmation spéciale pour garder l’énergie au plus haut.
Pause bien-être au Double Side : le sauna comme QG gay
Entre deux soirées, ou tout simplement pour commencer le dimanche en douceur, impossible de ne pas mentionner le Double Side, LE sauna gay de Lyon. Situé dans le 1er arrondissement, ce lieu emblématique est bien plus qu’un simple sauna : c’est un espace safe, de convivialité, de rencontres, et de détente.
À l’occasion de la Marche des Fiertés, le Double Side propose un pass week-end spécial à 30 € pour deux jours d’accès complet. Sauna sec, hammam, jacuzzi, cabines privées, bar, zone lounge… tout y est. Et ce n’est pas rare de voir des gens qui ont marché des heures s’y détendre entre amis, refaire le monde dans la chaleur moite du hammam ou flirter au bord du jacuzzi.
Mais le Double Side, c’est aussi un lieu festif. Certains soirs, des soirées thématiques y sont organisées : jeunes, bear, naturistes, etc. Et en ce week-end si symbolique, la programmation est forcément pensée pour prolonger la vibe Pride jusqu’au bout de la nuit, dans un cadre intime et respectueux.
Dimanche : l’euphorie descend, les liens restent
Le dimanche, Lyon se réveille doucement. Pour beaucoup, la fête continue au Double Side ou sur les terrasses du centre. D'autres prolongent l’énergie du week-end dans un brunch queer entre potes, ou profitent d’un moment plus calme pour se retrouver. Car la Pride, c’est aussi ça : créer du lien, des souvenirs, des instants hors du temps où l’on se sent entouré, reconnu, légitime.
Même si la marche est passée, l’énergie reste. Dans les rues, les paillettes brillent encore. Dans les cœurs, l’élan militant pulse encore. Et dans la tête, la phrase qu’on entend tout le temps ce week-end résonne : "On est là, on est queer, et on est fiers."
Pourquoi il ne faut pas manquer la Pride à Lyon
Parce que c’est politique. Parce que c’est festif. Parce que c’est une claque d’amour, de sueur, de rires, de musique, de slogans, de regards. Parce que Lyon s’impose désormais comme une ville majeure de la scène queer française. Parce qu’ici, on ne fait pas semblant : on se bat, on vit, on célèbre. Ensemble.
Et parce qu’entre une marche puissante, des apéros explosifs, une fête rue de l’Amour, une soirée de feu au XS Bar, un passage moite et cool au Double Side, et des retrouvailles au Chapelle Café, le week-end du 14-15 juin 2025 à Lyon est déjà légendaire.
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